Coup de cœur : Chromatica, le retour de Lady Gaga

 

Salut les bombes ! ❤
Un long article pour célébrer le retour de Lady Gaga et vous parler de mon coup de cœur pour son nouvel album.

En tant que fan de la première heure, je surveille la sortie de toutes les nouveautés, musicales ou non, en rapport avec la chanteuse. Depuis la sortie de son dernier album, Chromatica, le 29 mai dernier j’ai eu le temps de l’écouter et de le réécouter sous presque toutes les coutures. À chaque écoute je l’aime un peu plus, c’est un immense coup de cœur que je souhaitais partager ici. Je ne suis pas suffisamment mélomane pour critiquer des musiques en terme technique mais je vous livre mes analyse et appréciation personnelles.

 

Zoom sur Chromatica

Stupid Love : un premier single qui annonçait la couleur

Il y a quelques mois je vous dévoilais une petite play-list de sons qui me mettent de bonne humeur, parmi lesquels Stupid Love. Il s’agit du premier single, sorti le 28 février (deux jours avant mon anniversaire, c’est vous dire le cadeau involontaire qu’elle m’a fait).

Je crois que ce premier morceau n’a pas vraiment su mettre tout le monde d’accord et c’est vrai qu’à la première écoute je n’étais moi-même pas hyper convaincue. Avec l’esthétique « carton-pâte » et la forte dose d’electro j’avais l’impression d’une simple extension de l’album ARTPOP. Il faut dire qu’après le monument Born This Way et la parenthèse country Joanne, l’attente était énorme !

 

 

Le clip de Stupid Love, entièrement tourné à l’iPhone 11 Pro, a été dirigé par Daniel Askill, artiste australien auteur du clip de Chandelier de Sia. Le scénario oppose des tribus dont l’une se bat pour la cause de Chromatica, qui, plus qu’un album, devient un véritable projet, un « lifestyle ». Un art de vivre à la Gaga, que nous retrouvons avec des éléments esthétiques forts comme lors de ses débuts. Le style  esthétique dominant de cette nouvelle ère est un mix de cyber punk et seapunk.

 

Des featurings intelligents

Le sixième album de la chanteuse compte trois featurings particulièrement bien choisis sur la plan artistique comme le commercial. La première collaboration dévoilée fut avec la chanteuse Ariana Grande, idole de la jeunesse. Ariana Grande est l’une des chanteuses les plus écoutées de ces dernières années, une association permettant à Mother Monster d’asseoir sa notoriété au sein des plus jeunes générations, qui n’ont pas forcément connu l’époque The Fame et Born This Way.

Le morceau s’intitule Rain On Me, il s’agit du second single de Chromatica. Dans la continuité de Stupid Love, la direction artistique est très seapunk, à coups de couleur lilas, de perruques tentaculaires, de lunettes de ski, de bottes montées sur plateformes épaisses, de basques, d’ailes de papillon et de body en plastique. La réalisation du clip a été confiée à Robert Rodriguez, connu pour ses films Planète Terreur et Machete Kills, où Lady Gaga tenait d’ailleurs un rôle dans le second opus. Le clip est plus sombre que celui de Stupid Love, avec une dominante de lilas et de noir appuyant des paroles plus dramatiques, bien que chantées avec une certaine joie. La voix d’Ariana Grande apporte de la douceur et matche à merveille avec celle de Lady Gaga. La chorégraphie est quant à elle à l’image de la mélodie et du clip : euphorique.

 

 

En plus d’être une « simple » chanteuse pop, Lady Gaga est une chanteuse aux grandes capacités vocales et elle s’est à de nombreuses reprises associée à d’autres célèbres chanteurs. Pour la BO de Gnoméo et Juliette (2011) elle chantait déjà en duo avec Elton John et réitère ici l’expérience sur Sine From Above. Les premières secondes laissent penser à une ballade mais rapidement un virage dance opère, l’ancrant dans le style musical de l’album.

 

 

Enfin, l’autre featuring présent est avec le groupe féminin de K-Pop BLACKPINK. Si le nom du groupe ne parlera pas à tout le monde, il faut voir là une stratégie commerciale parfaitement calculée. En effet, BLACKPINK est l’un des groupes coréens qui s’est le mieux exporté ces dernières années, notamment aux États-Unis. Le morceau se nomme Sour Candy et est un exquis mélange entre l’univers de Lady Gaga et celui de la K-Pop. Des lignes de coréen dans une chanson de Gaga, c’est pour moi un rêve qui se réalise.

 

 

Projet Chromatica et découpage

L’album est découpé en plusieurs parties, annoncées par Chromatica I, II et III. Les deux premières parties sont composées de cinq musiques, la dernière de trois. Après Chromatica I défilent Alice, Stupid Love, Rain On Me, Free Woman et Fun Tonight. Alice, la première chanson, fait référence à « Alice aux Pays des Merveilles » et nous propulse dans l’univers de ce nouvel album.

Le single Stupid Love introduit l’une des principales thématiques de l’album, l’amour, avec humour et dérision. Il est suivi de Rain On Me, suite logique parlant de rupture mais là encore avec davantage de légèreté que de pathos. Dans la continuité, Free Woman parle d’une femme qui n’a pas besoin d’un homme pour être elle-même : « I’m still something if I don’t got a man, I’m a free woman » (en VF : « Je suis toujours quelqu’un si je n’ai pas d’homme, Je suis une femme libre »).

Fun Tonight, clôturant la première partie de Chromatica, semble évoquer les débuts de Gaga avec son album The Fame ; dont la thématique dominante était la célébrité et la richesse ; et ses blessures personnelles. C’est ainsi que j’interprète ces paroles : « I’m not having fun tonight, You love the paparazzi, love the fame, Even though you know it causes me pain, I feel like I’m in a prison hell, Stick my hands through the steels bars and yell, What happens now, I’m not okay » (en VF : « Je ne m’amuse pas ce soir, Tu aimes les paparazzi, aimes la renommée, Même si tu sais que ça me fait mal, J’ai l’impression d’être dans un enfer de prison, Les mains attachées aux barreaux d’acier et hurlant, Que se passe-t-il maintenant, Je ne me sens pas bien »).

 

 

Chromatica II laisse place à 911, Plastic Doll, Sour Candy, Enigma et Replay. Dans 911, le numéro d’urgence américain, Gaga appelle à l’aide : « My biggest enemy is me, Pop the 911 » (en VF : « Mon pire ennemi est moi, Appelez le 911 »). La chanteuse a confessé que les paroles faisaient écho au traitement aux antipsychotiques qu’elle suit. Tout comme dans les autres morceaux, les sujets graves sont accompagnés d’une dance dansante dédramatisant.

Vient ensuite Plastic Doll, qui comme Free Woman est une chanson au message résolument féministe protestant contre l’objectivation du corps féminin : « I’m no toy for a real boy […] No, no, no, I’m not your plastic doll » (en VF : « Je ne suis pas un jouet pour un vrai mec […] Non, non, non, Je ne suis pas ta poupée de plastique »).

Dans Sour Candy, accompagnée des membres de BLACKPINK, Mother Monster assume un cœur tendre derrière sa carapace : « I’m hard on the outside, But if you give me time, Then I could make time for your love, I’m hard on the oustide, But if you see me inside, inside, inside » (en VF : « J’ai l’air dure, Mais si tu me donnes du temps, Alors je pourrai prendre le temps de t’aimer, J’ai l’air dure, Mais si tu vois mon fond, mon fond, mon fond »). Se succèdent Enigma où elle est pleine de confiance en elle : « We could be lovers, even just tonight » (en VF : « Nous pourrions êtres amants, même juste cette nuit ») et Replay où doute et douleur s’installent à nouveau : « I don’t know what to do, you don’t know what to say, The scars on my mind are on replay, r-replay, The monster inside you is torturing me, The scars on my mind are on replay, r-replay » (en VF : « Je ne sais pas quoi faire, tu ne sais pas quoi dire, Les cicatrices de mon esprit sont sur le mode relecture, relecture, Le monstre en toi me torture, Les cicatrices de mon esprit sont sur le mode relecture, relecture »).

 

 

La dernière partie de l’album, Chromatica III, termine avec Sine From Above, 1000 Doves et Babylon. Le duo avec Elton John évoque des souvenirs de jeunesse et le parcours semé d’embûches : « When I was young, I felt immortal, And not a day went by without a struggle » (en VF : « Quand j’étais jeune, je me sentais immortelle, Et pas un jour ne s’est passé sans lutter »).

Dans 1000 Doveschanson laissant une grande place à la performance vocale, Lady Gaga y donne toute son âme : « Lift me up, give me a start, Cause I’ve been flying with some broken arms, Lift me up, just a small touch, And I’ll be flying like a thousand doves » (en VF : « Portez-moi, donnez-moi un départ, Parce que je vole avec des bras cassés, Portez-moi, juste un petit toucher, Et je volerai comme un millier de colombes »).

Avec les deux précédents, le dernier morceau, Babylon, clôture l’album sur une évocation du passé et de ses blessures mais en soulignant la force que la chanteuse en a tirée. Son refrain invite à passer outre les obstacles, en particulier les rumeurs dont les célébrités sont souvent victimes : « Strut it out, walk a mile, Serve it, ancient city style, Talk it out, babble on, Battle for your life, Babylon, That’s gossip, what you on ?, Money don’t talk, rip that song, Gossip, babble on, Battle for your life, Babylon » (en VF : « Pavane-toi, marche un mile, Fais-le façon cité ancienne, Parle fort, babille encore (ndlr : to babble signifie babiller et le nom babble veut dire rumeur, il s’agit là d’un jeu de mot avec le nom de Babylone), Lutte pour ta survie, Babylone, Ce sont des rumeurs, qu’est-ce que tu racontes ?, L’argent ne parle pas, déchire cette chanson, Commérages, babille encore, Lutte pour ta survie, Babylone »).

 

Conclusion : un album pour faire danser

Chromatica s’inscrit comme un réel projet, parfaitement ficelé. Sa lecture est fluide, les morceaux s’enchaînent avec cohérence, logique. C’est le genre d’album que j’aime écouter en entier. Les grandes thématiques se dessinant ; l’amour et ses déceptions, la célébrité et ses déboires, et la quête de soi ; rappellent celles des précédents albums. Après avoir exploré divers genres musicaux et marqué une rupture avec son album country Joanne, Lady Gaga propose avec Chromatica un album complètement dance, taillé pour répandre joie et énergie positive. Gaga is back !

 

Aviez-vous suivi le retour de Lady Gaga ?
Quel est votre morceau préféré ?

Publié par

25 ans, diplômée d'un Master et Études Culturelles, passionnée par la mode et la diversité culturelle. Fashion kamikaze aguerrie et voyageuse rêveuse. ✨ Suivez-moi pour découvrir la mode sous un autre angle ! 👀

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