Carnet de voyage : Corée du Sud, automne 2016, première partie

 

Salut les bombes ! ❤
Ça fait un petit moment que je n’ai rien posté, et pour cause, je suis en Corée du Sud depuis le 6 septembre, j’avais donc mieux à faire. Enfin, « mieux », c’est selon comme vous allez voir… ^^

Je prends aujourd’hui le temps d’écrire un article sur la première partie de mon séjour, alors qu’il pleut des cordes et que je suis affalée sur mon lit, mangeant des fusili instantanés. J’avais très envie de partager mes bonnes et mauvaises expériences de ce voyage. Cet article est un résumé sur la première partie de ce séjour, ponctuée de quelques photographies.

Ma cinquième fois en Corée n’est pas de tout repos ! Je suis cette fois-ci partie avec deux amies, avec lesquelles il nous en est arrivé de bonnes ! Trois « événements » nous ont particulièrement marquées, survenant en chaque début de semaine, à intervalle assez régulier. Une véritable malédiction !

Première galère : le logement

Tout commence dès l’arrivée à Séoul. Après un vol d’environ douze heures qui s’est très bien passé malgré le peu de sommeil, nous arrivons le 6 septembre, un mardi, à l’aéroport d’Incheon avec un enthousiasme sans nom. Au lieu du bus habituel, nous décidons de nous rendre à notre logement avec le métro ; le moyen de transport le moins cher.

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Kiosque dans un parc de la ville de Seogwipo (île de Jeju).

C’est là que nous déchantons rapidement. Sortie de la station, une dame d’un certain âge nous aborde et veut nous aider alors qu’on ne lui a rien demandé. D’accord c’est très gentil, sauf qu’elle refuse de nous lâcher, elle ne nous laisse pas en placer une, alors que nous savons exactement quelle direction prendre. Un grand moment d’énervement dès l’arrivée.

Nous arrivons finalement devant la porte de ce qui devait être un petit appartement pour trois personnes, trouvé sur Airbnb. Problème, quand la porte s’ouvre, nous découvrons avec stupeur que le pallier regorge de paires de chaussures et de chaussons. Bon, nous ne sommes peut-être pas seules finalement, mais nous gardons quand même le sourire. Nous découvrons le séjour, bordélique et sombre. La cuisine, sale. La buanderie, impraticable. La salle de bains, plutôt correcte mais peu pratique. Nous découvrons qu’il y a plusieurs chambres et nous apprenons qu’il y a deux femmes qui logent dans l’une d’elles, expliquant la présence de chaussures. On se dit qu’on pourra faire le ménage, faire abstraction du bazar, tout ça, sauf que…

Nous découvrons ensuite notre chambre, une chambre pour trois, avec un seul lit deux places. Gros problème. Pas de rangements pour nos effets personnels, une chaleur intense, et, cerise sur le gâteau, la fenêtre donne sur… la buanderie ! Pour finir, nous nous rendons compte que le propriétaire vit et dort dans le salon, ce qui fait perdre encore davantage d’intimité et d’espace de vie. Passer deux mois ici semble alors très rapidement absolument invivable.

La première nuit (et unique nuit, puisque nous avons consacré le lendemain de notre arrivée à trouver un autre logement in extremis), nous la passons toutes les trois en travers du lit. La chaleur nous réveille après deux heures de sommeil, nous passons donc finalement la nuit dehors à traîner dans notre quartier favoris, Hongdae, à quelques centaines de mètres. Le seul point positif du logement s’avère sa localisation.

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Building emblématique du centre-ville de Séoul.

Nous déménageons le lendemain pour retrouver un type de logement auquel je suis habituée lors de mes voyages en Corée : une chambre individuelle pour chacune d’entre nous, avec une petite salle de bain privée. On est loin de notre appartement de rêve mais nous pouvons dormir plus sereinement.

Cette mésaventure avec le logement aurait sans doute pue être évitée si nous avions pris plus de temps à poser des questions au proprio avant de réserver le logement sur Airbnb, c’est pourquoi je pense utile de faire part de cette expérience, afin de vous conseiller de ne pas vous précipiter comme nous.

N’hésitez donc surtout pas à prendre votre temps sur cette plateforme, surtout lorsque vous voyagez loin de chez vous et longtemps.

Décompression brève

Mercredi soir, nous pouvons enfin décompresser et nous nous rendons dans notre night club fétiche afin de reprendre nos petites habitudes. Nous y retournons ensuite à chaque fois qu’on le peut. Leur play-list électro est dingue (et comme j’en parle ici, ce style constitue la majorité de ma biblio musicale personnelle), on n’y passe donc pas seulement la soirée mais bien la nuit entière !

Nous avons aussi fait la tournée des agences musicales de Gangnam, grand quartier huppé rendu connu grâce au titre Gangnam Style du chanteur Psy, et un petit tour dans le centre-ville, histoire de revisiter quelques-uns des principaux quartiers de la métropole. Devant la Jellyfish, agence de mon groupe sud-coréen phare VIXX, nous faisons presque un arrêt cardiaque en s’attendant à voir sortir les membres du groupe alors qu’un membre du staff s’est affairé sous nos yeux à préparer un van aux vitres teintées. Dommage, ce sont finalement trois chanteuses du groupe féminin Gugudan qui font leur apparition ; groupe encore débutant qui ne nous a pas vraiment tapé dans l’oreille.

Dans la même journée, à Gangnam, nous assistons à une intervention des pompiers lors d’un départ d’incendie en pleine ville. Les incendies faisant partie de mes pires cauchemars, ce fut pour moi une véritable frayeur, toutefois vite effacée par le beau sourire d’un pompier comme on en voit que dans les films (vision slow motion en prime, nous ne nous en sommes toujours par remises).

À Itaewon, quartier multi-culturel, c’est la galerie d’art Leeum de la compagnie Samsung qui nous attire. Des œuvres monumentales d’Anish Kapoor et de Calder ont fait mon ravissement dès l’arrivée à la galerie.

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Oeuvre gigantesque d’Anish Kapoor, à l’entrée de la galerie Leeum.

Nous visitons également le War Memorial of Korea pour la première fois, très émouvant pour ses hommages rendus à toutes les âmes qui ont combattu pour la nation, côté sud-coréen comme nord-coréen, ce qui est d’autant plus déchirant.

Stupeur et tremblements !

C’est en début de seconde semaine que nous vivons une expérience inédite : des secousses se font ressentir. Avec humour nous évoquons un séisme mais sommes persuadées que le voisin du dessus est simplement en train de bouger ses meubles (comique). Lorsque quelques minutes plus tard d’autres secousses, plus violentes cette fois, surviennent, nous flippons un peu mais en étant toujours aussi convaincues qu’il s’agissait du voisin. Quelle naïveté !

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La statue des frères, monument représentant deux frères ayant combattu chacun d’un côté lors de la guerre de Corée en train de s’enlacer pour implorer le pardon.

Ce n’est que le lendemain que nous apprenons qu’il y avait eu un véritable tremblement de terre dans le sud du pays et qu’il fut ressenti jusqu’à Séoul ! J’en ai encore des frissons et je ne peux pas m’empêcher de penser que nous n’avons pas adopté le bon comportement : il aurait fallu que nous nous abritions sous une table. En somme, je me suis rendue compte que je n’étais absolument pas préparée à ce que ce genre d’événement m’arrive. C’est assez troublant.

Escapade à Jeju

Cette petite aventure hors du commun nous a fait plaisanter sur le fait qu’il ne nous restait à présent plus qu’à avoir un crash d’avion ou que le volcan de l’île où nous nous rendions dans la semaine explose. Fort heureusement ces deux cas de figure ne sont pas arrivés.

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Au musée Grévin de Séoul, en charmante compagnie avec mon acteur sud-coréen favori, Lee MinHo.

L’île volcanique de Jeju, c’est comme des vacances dans les vacances. C’est la première fois que je m’y rendais, il s’agit d’une des destinations phares de la Corée. Les paysages y sont magnifiques même si nous avons eu moyennement de la chance avec la météo, avec deux premiers jours de pluie provenant de la périphérie de l’hyper-typhon qui sévissait à ce moment-là sur l’île de Taiwan. Décidément, les éléments étaient presque tous contre nous !

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Orgues basaltiques de Jeju.
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Falaise du mont Ilchulbong, à l’est de l’île de Jeju.
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Cascade de Cheonjeyeon, à Jungmun.

Début de troisième semaine, la dernière « blague » de la première partie du séjour arrive. Il pleut énormément mais nous décidons de braver la pluie pour visiter Jeju Love Land, un parc au thème bien particulier : l’amour, ou plutôt la sexualité. Fous rires au rendez-vous même si la météo ne nous permet pas vraiment de faire des photos drôles aux côtés des statues très suggestives.

Tout va plutôt bien jusqu’à l’attente du bus pour le retour, dans un arrêt de bus pour le moins… habité. De monstrueuses araignées (ma phobie absolue) nous tiennent compagnie alors que nous nous faisons asperger d’eau par les voitures et autres véhicules qui roulent comme des fous sur la route détrempée. Nous utilisons nos parapluies comme boucliers de fortune en attendant un bus qui ne vient pas.

jeju_love_landNous décidons donc d’attraper un taxi qui nous arnaquera de quelques milliers de wons ; c’est-à-dire pas grand chose mais pour le principe c’est rageant. Nous arrivons à la station de bus principale de la ville de Jeju, trouvons le bus qui nous amènera à Seogwipo, côté sud de l’île et où se situait notre logement, et nous nous asseyons avec le sourire. Notre petit épisode de l’abri-bus fut comique après tout.

Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire qu’un problème d’accommodation ou qu’une catastrophe naturelle ? Un accident de bus peut-être ? C’est ce qui nous arriva !

Installées au fond du bus, sur des sièges relevés, nous avons assisté à la scène en direct si l’on peut dire. Une voiture double, glisse sur la chaussée, va vers la droite, puis vers la gauche, avant de revenir sur la droite, allant ricocher sur la carrosserie du bus. BOUM !

Tout le monde s’en sort indemne, sauf le bus qui ne veut pas redémarrer, forçant donc tous les passagers à sortir pour attendre un nouveau bus qui viendra nous récupérer. Nous attendons donc sous la pluie, dans le froid et au milieu de nul part en pleine montagne au cœur d’une île à des milliers de kilomètres de la France. Nous finissons le reste du trajet debout dans un autre bus, venu à la rescousse mais déjà bondé.

La fin des mésaventures ?

À notre retour à la capitale, quelques gros craquages mode à Myeongdong (quartier connu pour les nombreuses boutiques mais aussi comme étant le temple du shopping K-pop) et deux nouvelles soirées en club se sont imposées le weekend afin de boire à notre propre santé, espérant que c’en soit définitivement terminé des mésaventures.

Nous avons aussi rechargé nos batteries au temple bouddhiste Gilsangsa, à l’occasion d’une ballade à l’Olympic Park et une autre dans le quartier français, où nous avons eu l’occasion de déguster un sandwich avec de la vraie baguette bien de chez nous et un vrai pain au chocolat ; signé Gontran Cherrier tout de même !

Un sacré voyage dont je m’en souviendrai. La suite des aventures dans cet article !

Et vous, avez-vous déjà eu des drôles d’expériences durant vos vacances ?

Publié par

25 ans, diplômée d'un Master et Études Culturelles, passionnée par la mode et la diversité culturelle. Fashion kamikaze aguerrie et voyageuse rêveuse. ✨ Suivez-moi pour découvrir la mode sous un autre angle ! 👀

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