Lettre de Séoul : de bois et de béton

Il y a de ces destinations qui font rêver à jamais, et qui vous mettent des étoiles plein les yeux à chaque nouveau séjour. Me concernant, Séoul est de celles-ci.

Seoul_trip (10)
En pleine ascension de Namsan, vue sur une partie du centre-ville de Séoul.

Quelque chose m’a vraiment impressionnée à Séoul, et ce, dès mon arrivée à l’aéroport la première fois, jusqu’à que je ne puisse plus voir un seul bout de la Corée du Sud depuis le hublot de l’avion à mon départ.

Quand on entend parler du Japon, ou bien des pays du Sud-Est de l’Asie, on nous rabâche souvent la même chose ; mais oui, vous savez, la manie si incroyable qu’ont les asiatiques de construire des bâtiments d’une extrême modernité aux côtés de bâtiments anciens, traditionnels. Cette caractéristique, je l’ai trouvée partout à Séoul.

J’avais déjà été frappée par la modernité – à la pointe – des bâtiments coréens que l’on peut voir dans les dramas (comme ce complexe musical dans You’re Beautiful, cette galerie d’art dans Personal Taste, ces maisons design dans Secret Garden, et j’en passe), mais être témoin direct de cette modernité, qui n’a – j’en doute fort – pas son pareil en Europe, a été quelque chose de fantastique.

J’étais définitivement dans un autre monde, une ville inconnue, dans un pays inconnu et sur un continent inconnu. C’était à la fois ma première fois en Corée et en Asie. Une première destination fantasque pour commencer une tournée de voyages sur cet autre versant du continent eurasiatique (futurs séjours encore à l’état de rêves).

Mais, si on trouve – avec émerveillement – des temples bouddhistes et des anciennes tombes royales au milieu des buildings de Gangnam (le quartier des affaires), il y a une chose qui tranche peut-être encore plus avec la modernité des bâtiments, et qui m’a vraiment le plus marquée.

Seoul_trip (3)
Ville verdoyante, avec les monts Nam (surmonté de sa tour) et Bukhan en arrière-plan.

C’est une chose à laquelle je ne m’attendais vraiment pas et que j’ai remarquée dès que j’ai quitté l’aéroport, lui-même déjà chargé de l’atmosphère de la Corée, pour enfin me rendre dans la capitale.

Ce qui saute le plus aux yeux, à Séoul, ce n’est pas qu’on puisse trouver des temples en pleine ville ou des marchés tradi parmi les centres commerciaux les plus contemporains, ce n’est pas que la modernité côtoie la tradition, non, ce qui est le plus incroyable, c’est la façon dont la nature règne en harmonie avec la jungle de béton et de verre.

Seoul_trip (2)
La végétation est très verte sous le soleil de plomb et la moiteur du mois de juillet.
Seoul_trip (13)
La nature est partout, ici dans un quartier résidentiel de Yeouido…
Seoul_trip (1)
… et même sur le parvis de l’Octagon, un des night clubs les plus connus de Gangnam.

Quiconque met les pieds à Séoul, au moins une fois, même juste le temps d’un journée ou d’une heure, se rendra compte de ce que j’ai constaté à chaque moment passé là-bas ; la nature est partout, elle fait partie intégrante de la ville.

Jamais la vie à la ville n’aura été aussi bucolique ! Dans chaque quartier, chaque rue, la nature trouve sa place ; sur les toits des bâtisses – buildings imposants y compris -, entre deux immeubles, sur le bord de la route, bordant les trottoirs, sur les places, les parvis… Chaque endroit que n’occupe pas une construction humaine semble avoir été investi par les végétaux.

La nature s’impose plus encore quand on la retrouve carrément sous la forme d’une colline entière, voire une petite montagne, en plein milieu de la ville. La capitale sud-coréenne, à l’instar d’une Rome antique, est en effet construite sur et autour de plusieurs monts, qu’elle engloutit aujourd’hui « intra muros », déployant ses rues et quartiers pour les encercler.

Seoul_trip (11)
Depuis la N tower, qui surplombe la ville, on peut saisir toute l’immensité de la ville et la place que prend le relief montagneux.

Cette ville est en effet tentaculaire, et ce sont des kilomètres qu’il faut parcourir pour s’en séparer. En sa qualité de métropole en plein boom, Séoul est une ville qui peut se faire ressentir comme stressante, une ville dont on aimerait se défaire de temps en temps.

Grâce à l’omniprésence de nature, c’est sans faire des dizaines de kilomètres qu’on pourra se ressourcer dans un véritable coin de verdure, puisqu’il y en a à profusion au cœur de la zone urbaine.

Perché en haut d’une colline ou allongé dans un parc boisé, vous n’aurez même plus l’impression d’être dans une capitale abritant plus de 10 millions d’âmes, vous pourriez vous croire en pleine campagne. Et là, vous pouvez oublier le temps qui passe et y rester des heures, sans vous en rendre compte, jusqu’à ce que vous soyez assez ressourcé, reposé, avant d’en ressortir, et d’affronter à nouveau le mode de vie citadin.

Seoul_trip (9)
Un stade laissé à l’abandon ? Non, simplement un gigantesque parc vert en pleine ville.

Et si vous rêvez d’un endroit qui ne vous dépayse pas trop des buildings, vous trouverez là encore votre bonheur ; en allant cette fois-ci du côté du fleuve Han, dans les écosystèmes naturels réhabilités dans de grands espaces.

Ici, à Yeouido, la jungle, la vraie, côtoie une autre jungle, la jungle urbaine. Et tout en harmonie, s’il vous plaît.

Le climat tropical, chaud et humide, qui ambiance la Corée entière en été, est ici décuplé ! Les petits canaux et les plantes tropicales font grimper d’avantage la température, et vous pourriez vous croire, si vous fermiez les yeux, dans une jungle au Vietnam. Mais, si vous gardez bien les yeux ouverts, vous pourrez tantôt apercevoir un superbe pont, qui forme en quelque sorte la canopée design de cette forêt tropicale, tantôt voir des buildings, falaises de pierre et de verre qui surplombent la nature sans toutefois la dominer.

Seoul_trip (7)
Yeouido et ses parcs naturels, véritable forêt tropicale en période estivale.
Seoul_trip (17)
Le printemps coréen et ses arbres en fleurs.

Car ici la nature vit paisiblement entourée par la ville, elle n’est aucunement défigurée, gâchée, par ces tours gigantesques. Elle n’est pas non plus domptée, elle est libre et s’harmonise sans artifices.

Quand on en sort, c’est pour mieux retrouver ici un arbre, ici un bosquet, ici un square, ici un autre bois. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les occasions ; promenade en solo, en couple, entre amis ou en famille, randonnée, running, foot, vélo, pique-nique, séance photo, lecture, dessin, révisions, méditation, ou encore sieste, tous les fantasmes sont permis. Autre activité prisée, on peut se laisser tenter par la musculation en pleine air, sur des machines disponibles gratuitement pour le commun des mortels. Que demander de plus ?

Pour un trip plus « jardin des plantes », on peut se rendre dans le parc de Seonyudo, situé sur une petite île au milieu du fleuve. On y va à pieds, en traversant un pont, et là on peut se régaler de promenades romantiques – même seul(e) – sur les allées de bois, au milieu de rosiers, roseaux, de serres et de petits bassins où flottent insectes patineurs et nénuphars.

Enfin, pour combiner architecture traditionnelle et végétation face à la ville, on peut se retirer le temps de s’empreindre de l’énergie positive des lieux dans des temples bouddhistes que l’on trouve en plein cœur de la métropole, à Sungbukgu ou à Gangnam notamment, où un temple fait face au gigantesque complexe et centre commercial Coex Mall et au Trade Center, rien que ça !

Seoul_trip (12)
Le temple Bongeunsa se situe dans le quartier d’affaires de Séoul, on peut y apercevoir la Trade Tower, miroitante, sa façade en escalier.

Ce pèle-mêle de nature, modernité et tradition se retrouve aussi évidemment lorsqu’on visite les palais royaux, situés en plein centre-ville pour la plupart. Une fois dans leur enceinte, là aussi on en oublierait parfois presque qu’une ville gargantuesque nous entoure, et c’est ça la magie de Séoul. Y être sans en avoir l’air…

Enfin un « vrai » article sur mes voyages ! Je pense écrire plusieurs articles dans ce style, afin d’aborder divers aspects de la Corée du Sud, en espérant réussir à vous faire rêver autant que moi. N’hésitez donc pas à me demander des infos concernant les voyages en Corée pour ceux et celles qui seraient intéressés !

Aimeriez-vous aller en Corée ?

Publié par

23 ans, étudiante en master Etudes Culturelles, passionnée par la mode et la diversité culturelle. Fashion kamikaze aguerrie et voyageuse rêveuse. ✨ Suivez-moi pour découvrir la mode sous un autre angle ! 👀

Un commentaire sur « Lettre de Séoul : de bois et de béton »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s